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Du projet à la société : la banque

Pour tout porteur de projet, intervient à maturité une étape majeure : la création de la société. Mon projet n’est pas encore prêt pour la commercialisation. Toutefois, afin de se développer et gagner en crédibilité auprès des financiers et institutions, le moment est venur de créer la société.

Après avoir choisi la forme juridique adaptée à l’activité, viennent les formalités administratives. Pour une SaRL, statuts et compte bancaire sont nécessaires. Les statuts sont primordiaux mais ne constituent pas de réelle difficulté. L’Apce propose un modèle satisfaisant dans la plupart des cas. Mon projet a bénéficié des conseils avisés d’une relation dont c’est le métier. J’en profite, une nouvelle fois, pour la remercier !

Vient ensuite la recherche d’une banque. Pour appuyer ma démarche, j’indiquais que je domicilierai mes comptes personnels dans la banque qui ouvrirait mon compte professionnel.

Des attentes clairement définies

  1. L’ouverture d’un compte pro pour une SaRL au capital de 1000€.
  2. L’accompagnement nécessaire à l’obtention de financements institutionnels, à court terme le PCE : un prêt émis par la banque garantie à 70% par Oséo et 30% par les porteurs du projet. (cf mini-site )
  3. L’obtention d’un contrat « Vente à Distance », nécessaire au développement d’un de nos services.
  4. La compréhension de mon projet et de son écosystème ainsi que la sensibilité aux porteurs de projets.

J’ai ainsi rencontré 9 agences et 7 banques entre novembre 2007 et janvier 2008. Les banques ont été contactées par leur site web ou hotline pour prospects professionnels. Sur leur site, on peut lire combien elles sont passionnées par l’entrepreneuriat et capables d’accompagner les entrepreneurs dans leurs démarches, en particulier avec Oséo.

Le Crédit Lyonnais et le Crédit Agricole avaient été sondés en septembre dans le cadre d’une recherche de banque personnelle. La faible qualité des échanges ne m’a pas amené à les recontacter.

HSBC #1 : « Promis, je fais le nécessaire et reviens vers vous rapidement »
Rendez-vous avec le directeur adjoint de l’agence. Intéressé par notre projet mais totalement incapable de m’indiquer comment sa banque peut m’aider. Il vient à peine d’arriver après 10ans a la BNP et son directeur ne comprend rien à Internet. Je lui remets Business Plan et Exec Summary, il m’indique revenir vers moi sous 15 jours. Aucunes nouvelles.

HSBC #2 : « HSBC ne peut rien pour vous »
Le directeur d’agence avait fait part à ma comptable de son souhait d’accueillir des sociétés émergentes et innovantes. Elle prend pour moi un rendez-vous téléphonique. J’appelle à l’heure convenue, le directeur est absent, aucune trace d’un quelconque rendez-vous téléphonique. Je demande a être rappelé, rien. Je rappelle quelques heures plus tard, joins cette fois le directeur d’agence, présente rapidement ma démarche et indique que j’ai déjà vu Hsbc qui ne m’a jamais recontacté. Rendez-vous pris 4 jours plus tard puis repoussé 2 fois, on se voit finalement 2 semaines après le rdv téléphonique avorté.
Enfin nous nous rencontrons, le directeur est très direct et m’informe que HSBC ne propose pas de PCE. Par contre quand on fera des bénéfices à 7 chiffres, aucun souci pour faire des affaires…Alors que je remballe ma présentation, il me précise que l’agence HSBC qui ne m’avait pas donné de nouvelles lui a indiqué que je ne m’étais jamais présenté au rendez-vous !

Société Générale : « On pourrait tenter ceci, qui permettrait ca, et enfin cela. Mais c’est un abus de biens sociaux, ça vous embête ? »
La Société Générale a été aussi cordiale relationnellement qu’inefficace dans ses propositions. Notre dossier a été suivie par une jeune conseillère professionnelle qui a fait beaucoup pour trouver des réponses à nos besoins. Les échanges se sont conclus par un rendez-vous infructueux avec un conseiller entreprises.

CIC : « SaRL à 1000€ ? Non merci »
Rendez-vous bouclé en 5 minutes chrono. Pas de SaRL à 1000€.

BNP Paribas #1 : « Le PCE ? Connais pas. Sinon l’iPhone c’est bien ? »
Un rendez-vous classique interrompu du début à la fin par le téléphone…dans ces circonstances je présente tant bien que mal le projet à un conseiller pro qui n’a aucune connaissance du PCE. Je n’insiste pas. Le conseiller ayant remarqué mon iPhone, le rendez-vous se conclut par un quart d’heure de questions/réponses à ce sujet.

BNP Paribas #2 : « C’est possible, revenez nous voir avec un plan comptable »
Le second rendez-vous pris à la BNP a été beaucoup plus intéressant. La conseillère a consacré 2 heures à l’exploration du projet, de son évolution, de ses étapes de développement. Aucun problème pour mettre en place un PCE.

Banque Populaire – Rives de Paris : « Un PCE de 50k€ ? Aucun problème »
Enfin, je suis allé voir la banque dite favorite des créateurs d’entreprise. Blasé par les précédents rendez-vous, j’ai été bluffé par l’accueil et les solutions proposées. Rôdé au PCE, dont les détails ont été discutés, le directeur a répondu à toutes nos attentes, même davantage en introduisant notre projet à un investisseur potentiel.

Ce que je retiens de ce mini-roadshow

  • La banque est un fournisseur qu’il faut traiter comme un client
  • Une triste réalité géosociale existe : la différence de traitement entre une agence du 9è et une autre du 19è est flagrante.
  • Evitez les mini-agences, souvent mal informées au contraire des grandes agences.

Que propose la Chambre du Commerce aux jeunes entreprises ?

Voila la question que j’ai posé au stand de la CCI présent lors de Conseils d’Entrepreneurs.

Sourire… »Rien »… Next !

Gloups.

Retour sur Conseils d’Entrepreneurs

J’ai participé à la 2ème session de l’initiative Conseils d’Entrepreneurs, organisés par la Mairie de Paris à l’Hôtel de Ville. Au programme, une heure d’échanges autour de tables de 8 personnes réunissant 1 chef d’entreprise et 7 porteurs de projet.

Rendez-vous fixé à 11h, 20 bonnes minutes de retard, j’en profitais pour échanger avec un prothésiste dentaire reconverti dans l’exportation de vin français en Irlande. Quelle belle aventure !

11h30, la cloche sonne, c’est l’heure de rejoindre son siège. Animée par Isabelle Baron, dirigeante de Maâthee , ma table réunit des projets et porteurs sans point commun apparent, si ce n’est leur volonté d’entreprendre. Chacun a pu présenter son projet, son stade de développement ainsi que ses difficultés actuelles. Ainsi des étudiants en média tentent d’expliquer leur projet naissant, une psychanalyste partage les difficultés du lancement d’une activité médicale indépendante, une société d’événementiel recherche sa cible, Claire soumet ses passionnants cafés sociaux et Valérie propose un site d’enchères d’objets VIP au profit d’associations caritatives. Ces deux derniers projets ont particulièrement retenu mon attention : le premier parce qu’il a toujours été important pour moi de partager et témoigner de mon parcours, le second car je pense pouvoir faire bénéficier Valérie de mon expérience dans la recherche de fonds et l’e-commerce.

Le tour de table se finit à peine mais déjà la cloche retentit ; les cartes de visites fusent, et, à la très bonne initiative d’Isabelle et Valérie, nous convenons de fixer un déjeuner en février pour poursuivre et développer les échanges.

Une rencontre courte mais enrichissante. Ce type d’initiatives permet d’obtenir d’excellents échanges et conseils mais aussi de se sentir membre d’une tribu, la minorité invisible des entrepreneurs en herbe. La diversité des profils et des secteurs est également très appréciable : des personnes aux projets, un véritable vent de fraîcheur pour des entrepreneurs qui ont souvent passés les derniers mois dans leur microcosme professionnel.

Ceci m’a conforté dans l’envie de développer des synergies entre entrepreneurs, en faisant partager ma jeune mais déjà riche expérience de la création d’entreprise et du financement de l’innovation. J’entamerai ainsi cette démarche sur ce blog, mais aussi en initiant un échange participatif avec les porteurs de projets du réseau RiskAngel, dont mon projet est toujours le premier et seul lauréat. Un peu d’auto-promo ! :)

D’ailleurs, je n’ai toujours pas parlé de mon projet, un billet y sera consacré très prochainement.

Simplification de la formalité ACCRE

L’Aide pour les Chômeurs, Créateurs, Repreneurs d’Entreprises permet une exonération partielle des charges sociales.

Au 01/12/07, la procédure ACCRE a évolué. Ainsi plus de réunion quotidienne à la DDTPE, mais uniquement un formulaire à joindre à vos statuts lors de la création de la société.

La demande et notice ACCRE

Plus de détails sur ce dispositif sur le site de l’Apce

Simplification de la formalité ACCRE